C’est un samedi de début novembre 2007. Notre première soirée à l’Acanthus. Nous ne savons pas encore que ce sera Notre club mais nous sommes déjà très excités.
Il faut dire que cela fait déjà quelques mois que nous en parlions, que nous cherchions à décider quel serait le meilleur moyen de débuter dans le libertinage, nous discutions de nos envies et des « règles » à respecter. Pour l’heure la règle est simple : on reste tous les deux, c’est pour ça qu’on a choisi un grand club avec plein de monde. On veut observer sans se sentir obligés de participer.5
On veut également sortir seuls pour pouvoir partir si on ne se sent pas bien et bien que nous soyons déjà inscrits sur des sites de rencontres, nous déclinons les invitations. Juste avant de partir un homme discute avec nous sur l’un de ces sites. Il est de sortie ce soir avec une amie. Il nous dira dans quel club lorsque nous lui aurons dit où nous sortons nous-mêmes. Nous refusons de le lui dire de peur qu’il nous rejoigne.
Avant de partir, c’est l’habillage et le choix de la tenue. Pour Monsieur, ça parait facile : costume, cravate – classe. Pour Madame, il s’agit d’être sexy et en même temps pas trop « open », c’est notre première soirée ! Alors on opte pour une robe noire, longue mais qui est entièrement boutonnée sur le devant de sorte qu’on pourra l’ouvrir à volonté, selon notre excitation.
Nos lectures sur le dress code nous ont un peu inquiétées et nous avons un peu peur de se voir refuser l’entrée. Il n’en sera rien, d’ailleurs le dress code est beaucoup moins strict que nous le pensions, (mais ça fera l’objet d’un autre récit).
L’Acanthus se voit de loin, illuminé de rose. Encore 500 m à parcourir et nous sommes déjà très excités. Nous nous présentons à l’entrée du parking où le portier nous salue tout en nous détaillant l’un après l’autre. Il nous indique enfin où nous garer : c’est bon, le premier filtre est passé. Nous garons notre voiture « contre les thuyas en marche arrière » (comme ce sera le cas si souvent par la suite…) et allons rejoindre l’entrée.
Un autre couple attend déjà dans le sas d’entrée. Ils attendent devant une porte en bois massif percée d’un « judas grillagé» comme à l’entrée des monastères. Marie est impressionnée. Le couple nous explique qu’ils ont déjà sonné. Quant à moi, je suis rassuré : la femme est en chemisier blanc et jupe longue (Marie ne sera pas toute seule) ; l’homme est en pantalon de costume, blouson, chemise blanche (mais sans cravate). Pour le dress code, on est dans le ton. Un major d’homme très classe vient nous ouvrir. Comme c’est notre première fois, on nous propose une visite.
Nous rejoignons Patrick dans le hall pour la visite après être passés au vestiaire et avoir remis notre carton au bar. Nous sommes trois couples à profiter du guide. Les deux autres se connaissent et la visite est très décontractée. Patrick explique par exemple où il faut se mettre pour voir qui entre dans la pièce noire avant d’y aller. Le sous-sol à thématique SM est très impressionnant pour nous et on se dit qu’on n’est pas prêts d’y mettre les pieds !
Après la visite, nous passons à table. Nous arrivons au restaurant en même temps qu’un couple qui semble beaucoup plus habitué que nous et qui nous explique « les ficelles ». Et notamment que si on veut du gâteau au chocolat il faut le réserver tout de suite. D’ailleurs la dame ramène son gâteau au chocolat en même temps que son entrée. L’ambiance est bonne enfant et nous plait.
Le repas terminé, nous rejoignons la salle et allons chercher des coupes ensemble au bar, il est important pour nous de ne pas se quitter d’une semelle (c’est encore une de nos règles : on se tient toujours par la main). Nous prenons position sur des tabourets derrière une table dans le fond avec vue générale sur la salle.
L’ambiance monte très vite. Une femme danse torse nu, deux autres dansent en se caressant. Une femme est juste vêtue de grandes bottes blanches et fait le show debout le bar. A notre côté un couple se caresse. Nous sommes de plus en plus excités et nous nous caressons également. Les deux femmes qui se caressaient basculent tout à coup en 69 sur la table de massage (ou de gang-bang ?). La fille aux bottes blanches se met à sucer un homme complètement nu sur la piste…
Notre excitation est grandissante. L’envie d’aller voir les coins câlins est de plus en plus pressante, mais il nous est difficile de passer le pas. Le besoin de passer aux toilettes achève de nous décider. Là, nous sommes obligés de nous lâcher la main et mettre une parenthèse à nos règles. Ce n’est que pour mieux se retrouver et oser s’aventurer dans les coins câlins du rez-de-chaussée.
Nous avançons lentement et partout nous voyons des enchevêtrements de corps, des passages bondés de couples voyeurs qui s’enlacent et se caressent (peut-être en attendant une place ?). J’essaie de m’arrêter, happé par le spectacle mais Marie m’entraine rapidement, n’acceptant pas cette position de voyeur. Nous remontons dans la salle.
La traversée de la salle est très délicate. Les femmes sont très dénudées et il n’est pas question que je touche une femme – encore une règle de notre première soirée : je prends celle-ci un peu trop au pied de la lettre peut-être mais je ne veux aucune ambiguïté. Et du coup, ce n’est pas simple. Nous retrouvons notre place et nos attouchements. Marie est très excitée et jouie rapidement sous mes doigts. Un groupe occupe un coin câlin au fond de la salle et fait l’amour sur place, l’un deux a sorti son sexe et se fait sucer par chaque fille qui entre ou qui sort du coin câlin. Puis, c’est au tour de sa copine d’être léchée et caressée sur les marches. Sur la piste, de plus en plus de femmes se touchent et s’embrassent, entraînant dans leur danse leur homme, signe que les couples se plaisent et que les coquineries peuvent vraiment débuter. J’ai récupéré la culotte de Marie qui apprécie toujours sous mes caresses mais en demande maintenant un peu plus : nous redescendons.
Cette fois nous prenons notre courage à deux mains et nous allons jusqu’au sous-sol. Etant donnée l’ambiance de la salle et celle des coins câlins du rez-de-chaussée, nous nous attendons à tout et nous ne sommes pas déçus. Le grand matelas est totalement recouvert par des corps nus qui semblent faire l’amour dans un grand mélange et à l’unisson. On a l’impression d’être devant un tableau, quelque chose d’artificiel. Autour, les gens se caressent et j’ai envi d’en faire autant. Mais comme à notre première descente, Marie m’entraine. Elle m’expliquera plus tard qu’elle était tellement excitée et qu’elle avait été déçue de ne pas trouver où on pouvait s’installer : trop de monde et de timidité à surpasser.
Nous remontons au rez-de-chaussée et nous nous attardons devant le matelas du fond. Marie est devant moi et je la caresse sous sa robe très largement ouverte. Elle a passée sa main dans son dos pour me caresser également. Nous avons envi de faire l’amour tous les deux. Ma chérie est de plus en plus penchée en avant sur le tapis pour que je la prenne debout en levrette. Le couple sur le matelas nous voit et s’écarte dans le fond pour nous inviter à le rejoindre. Nous montons sur le matelas et je m’allonge sur le dos pour permettre à mon amour de me sucer pour parfaire mon érection.
Je sens les gens naviguer autour de nous. C’est la première fois que je me retrouve dans cette position d’exhibition et ce n’est pas désagréable. L’excitation fait monter la température et je suis obligé de me déshabiller. Je voudrais que ma chérie en fasse de même mais elle refuse – sa robe est totalement ouverte sur le devant et ça ne change pas grand-chose. Elle vient sur moi et me fait l’amour pendant que je lui caresse les seins. Nous commençons à être bien. Nous changeons de position, Marie s’allonge et je viens sur elle. M’étant relevé, je remarque alors que les autres couples sont allongés sur des serviettes et je m’interroge sur leur utilité, les risques qu’on prend à ne pas y avoir pensé. Forcément, ce n’est pas le moment mais je n’y peux rien, ma pensée s’emballe et c’est la panne… Je me relève et me rhabille. Ma chérie est déçue et ne comprend pas (d’autant plus que nous étions sur sa robe) mais les pensées parasites sont difficiles a contrôler.
Nous remontons dans la salle pour essayer de nous remettre dans l’ambiance et recommencer plus tard. Mais l’excitation est trop forte et nous décidons rapidement de partir pour finir notre câlin à la maison… C’est toujours si bon…